Comprendre les mises en situation
En bref
- Les 40 questions de l’épreuve se composent de 28 questions de connaissance et de 12 mises en situation.
- Les 12 mises en situation ne sont pas publiées par le ministère.
- Elles comptent comme les autres : une seule bonne réponse, une absence de réponse vaut 0 point.
- Le seuil reste 32 bonnes réponses sur 40, mises en situation comprises.
Qu’est-ce qu’une mise en situation ?
L’épreuve compte 40 questions à choix multiple. Parmi elles, 12 sont des mises en situation, les 28 autres portent sur des connaissances. La liste officielle publiée par le ministère — 259 questions, en application de l’article 3 de l’arrêté du 10 octobre 2025 — couvre les connaissances.
Une mise en situation présente un cas concret : une personne, une situation de la vie quotidienne, et une décision à prendre. Celui qui doit la trancher applique ce qu’il a compris des valeurs et des règles de la République. La réponse n’est jamais une date à réciter, ni un nom à retrouver : c’est un comportement à choisir.
Le format, lui, ne change pas. Une seule bonne réponse parmi quatre propositions, pas de points partiels, et un seuil à 32 sur 40. Sur 45 minutes au total, une mise en situation mal répondue ou laissée vide coûte un point, comme n’importe quelle question.
Une question de connaissance donne le ton du niveau attendu. La voici, telle qu’elle figure dans la liste officielle :
L’article 4 de la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen affirme que « la liberté consiste à pouvoir faire tout ce qui ne nuit pas à autrui ». Qu’est-ce que cela signifie ?
- On peut tout faire, sans limite
- La liberté est réservée aux citoyens
- On ne peut rien faire sans autorisation
- On peut tout faire tant qu’on ne gêne pas les autres
Révéler la réponse
D. On peut tout faire tant qu’on ne gêne pas les autres.La liberté s’arrête là où commence la gêne portée à autrui : c’est la définition même de l’article 4.
Pourquoi les 12 mises en situation ne sont-elles pas publiées ?
La publication prévue par l’arrêté porte sur les questions de connaissance. Les mises en situation servent à observer un raisonnement sur une situation concrète ; les publier à l’avance les réduirait à des questions à mémoriser. Embrun ne dispose pas de leur contenu et n’en inventera pas.
On lit souvent que des fichiers circulent avec « les vraies mises en situation ». Méfiez-vous : le ministère ne les publie pas. Lister les 12 questions d’une session serait, au mieux, une reconstruction sans garantie ; au pire, de la pure invention. Un site qui prétend les vendre avance donc un contenu qui n’est pas public : posez-vous la question de la source avant de payer.
Comment raisonner sur une mise en situation ?
Le raisonnement se construit en quatre temps, qu’on peut s’approprier avec des situations connues de tous. Prenez le cas d’un élève de l’école publique à qui ses parents demandent de rester assis pendant un cours de sport : le cadre est pourtant fixé, car les cours de sport y sont obligatoires, et les convictions religieuses ne permettent pas d’écarter un enseignement. Un autre cas : un salarié dont l’employeur prolonge la journée ; les heures en plus sont payées davantage. On reconnaît le mouvement : la loi ou un principe de la République tranche le cas, pas le confort personnel.
Voici les quatre temps d’un raisonnement analogue, que tout candidat peut suivre sans connaître à l’avance la situation présentée.
- Repérer la personne et son intérêt. Qui est concerné, et qu’est-ce qui l’arrange ? La réponse qui arrange le plus la personne en cause est rarement la bonne.
- Identifier le principe en jeu. Laïcité, liberté d’expression, égalité, devoirs du citoyen : la mise en situation renvoie presque toujours à une valeur de la liste officielle.
- Chercher la règle écrite. La réponse doit correspondre à la loi et au droit, pas au bon sens seul. Une pratique courante n’est pas forcément légale.
- Éliminer les trois propositions fausses. Elles vont souvent dans le sens de l’intérêt, de la pression du groupe ou d’une exception imaginaire.
Ce raisonnement peut s’exercer sur n’importe quelle question de la liste officielle, y compris les plus simples : chaque énoncé, lorsqu’on lit ses quatre propositions, enseigne un peu de la logique des mises en situation.
Comment se préparer sans les connaître ?
Le travail porte sur les 28 questions de connaissance, et sur la méthode pour les 12 autres :
- Maîtriser les 259 questions publiées. Les 28 questions de connaissance en sortent : chaque réponse acquise libère de la marge pour la suite. La liste est disponible avec ses réponses.
- S’entraîner sur des cas analogues. Le Livret du citoyen, publié par le ministère, décrit les règles dont s’inspirent les situations : le choisir comme support permet de raisonner sur des cas voisins sans prétendre connaître ceux de l’épreuve.
- Lire chaque proposition jusqu’au bout. Une seule bonne réponse parmi quatre : les propositions proches se distinguent souvent à un mot.
- S’entraîner au rythme réel. 45 minutes pour 40 questions, sans pause ; c’est le seul moyen de sentir ce qu’une mise en situation longue demande en attention. Le test gratuit applique ce format.
Ne laissez jamais de case vide, en particulier sur les mises en situation : une absence de réponse vaut 0 point, jamais davantage.
S’entraîner pour 0 €
Le test gratuit de 40 questions est ouvert à tous, sans compte et sans e-mail : 40 questions, 45 minutes, seuil à 32, correction à la fin. C’est la façon la plus directe de vérifier où vous en êtes avant de décider ce qu’il faut réviser. Le coût de l’épreuve, lui, est distinct : il se paie au centre agréé, environ 70 à 90 € à chaque passage, comme le récapitule la page Prix.
Le pack Embrun apporte l’audio des 259 questions, un PDF de 72 pages et cinq examens blancs de 40 questions au format réel, pour 19 € une seule fois. Il ne promet pas les mises en situation : il vous fait couvrir ce qui est publié et tenir le rythme.
Pour le reste du déroulement — composition des 40 questions, seuil, centres agréés — voir comment se passe l’examen civique. Et si l’épreuve a été ratée, le guide après un échec explique comment repasser.
Questions fréquentes
Quelles sont les mises en situation de l’examen civique ?
12 questions sur 40 qui placent le candidat devant une situation concrète et demandent la réponse conforme aux valeurs et aux règles de la République. Elles ne sont pas publiées. Voir ce qu’elles sont.
Peut-on trouver les 12 mises en situation de l’examen civique ?
Non, elles ne sont pas publiées par le ministère. Un fichier qui prétend les contenir est au mieux une reconstruction, au pire une invention. Voir pourquoi.
Quel est le format des mises en situation ?
Le même que toute l’épreuve : une seule bonne réponse parmi quatre, pas de point partiel, une absence de réponse qui vaut 0, 40 questions en 45 minutes et un seuil de 32. Voir le format.
Combien de mises en situation faut-il réussir ?
Il n’y a pas de quotient séparé : le seuil de 32 sur 40 porte sur l’ensemble des questions, mises en situation comprises. Chaque mise en situation compte autant qu’une question de connaissance.
Comment s’entraîner aux mises en situation sans connaître les questions ?
Travailler les 259 questions publiées, raisonner sur des cas analogues tirés du Livret du citoyen, s’exercer au rythme réel et ne jamais laisser de case vide. Le test gratuit de 40 questions est accessible sans compte. Voir la méthode.
Une mise en situation sans réponse compte-t-elle comme une erreur ?
Oui : une absence de réponse vaut 0 point, comme une erreur. Laisser une case vide ne peut donc pas faire baisser le score.
Passer à la pratique
Le test gratuit : 40 questions, 45 minutes, seuil à 32. Sans compte, correction à la fin.